Bonjour !

Après cette cinquième semaine sous le soleil, nous sommes prêts à vous présenter les créations du #défidulundi ! Les thèmes étaient : Oie 🦆, comète ☄️et écrivain ✍️

En premier, une vidéo de P'undrak :

Ensuite, un texte de Camille Ksaz :

La page d’une blancheur immaculée n’était souillée par aucune tâche d’encre, indiquant que l’écrivain qui était au-dessus depuis des heures n’arrivait pas à mettre son histoire sur papier. Elle était là pourtant, cachée quelque part dans son cerveau. Elle était presque à portée mais à chaque fois qu’il s’en approchait, il se retrouvait bloqué. Ce maudit syndrome de la page blanche. La seule solution était de réessayer plus tard mais son éditeur lui avait fait clairement comprendre que s’il n’avait pas le premier chapitre d’ici minuit, la suite de son livre serait publiée par quelqu’un d’autre.
Il sortit le plan sur lequel il avait résumé le contenu entier du livre. Tout était en ordre, la comète, l’apocalypse, les survivants. Il devait juste décider comment commencer. Il avait voulu commencer par présenter un personnage principal juste avant que l’astéroïde s’écrase sur le monde mais cela lui paraissait trop classique. Peut-être utilisé le point de vue de plusieurs humains juste avant. Non, trop classique encore. Du point de vue de la comète, voilà ce qu’il fallait. La décrire comme vivante, ce qu’elle voit et ce qu’elle provoque de son point de vue jusqu’à ce qu’elle s’éteigne et meurt.
Maintenant le premier mot. Il n’avait jamais compris comme une suite de lettres qu’il écrivait normalement avec une facilité déconcertante devenait aussi difficile à marquer. Il pourrait l’effacer si cela ne lui plaisait plus dans un mois. Pourtant, comme si ce début allait être l’évaluateur absolu de la qualité de sa création, il pesait avec attention ce choix comme sa vie en dépendait.
La porte s’ouvrit soudainement, laissant entrer son éditeur. Minuit était passé sans qu’il s’en rende compte. Constatant la page encore blanche de l’auteur, le commercial souffla et lui dit, avec toute l’affection qu’il portait à son client :
- Si tu n’es pas capable de décrire ce qu’il s’est passé, je vais devoir trouver quelqu’un d’autre. Et ce ne sera pas avec plaisir que je le ferai. Le chef en a marre de ne pas voir arriver l’histoire du clan. Si tu ne veux pas qu’il te considère comme inutile, écris.

Enfin, nous finissons avec un dessin de Virgule :

A la semaine prochaine pour les thèmes souterrain, archer et astrologue o/